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Guide du diamant : ce qui fait la valeur d’un diamant

Ce guide vous permettra de comprendre ce qui fait la qualité et la valeur d’un diamant et d’acheter un diamant en toute connaissance de ses caractéristiques.

Les 4C du diamant 

Le poids du diamant : le Carat

Le poids du diamant est exprimé en carat (ct). C’est en 1907 que le carat métrique est fixé : 1 carat = 0,2 gramme. La valeur du diamant dépend du poids du diamant. Le prix du diamant évolue de façon exponentielle avec son poids et est établi par seuil.

Boucheron et l’art du travail du métal

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, le commerce du luxe retrouve sa vitalité. Avec la Libération, c’est l’allégresse générale qui éclate, l’oubli des années sombres, c’est le retour aux affaires, à la fantaisie et à l’opulence. Dans le domaine de la mode, Christian Dior donne le ton, permettant à la femme à travers ses toilettes de lui redonner toute sa féminité, sa grâce, son élégance et sa fantaisie. Cette nouvelle mode inspirera les maisons de joaillerie et en particulier la maison Boucheron qui inventera de nouvelles formes, de nouvelles associations de matières et de pierres. L’or est réhabilité ; il est tressé, fileté, torsadé, ciselé pour épouser les formes les plus fantaisistes et extravagantes. Les bijoux se font volumineux car il est l’heure d’affirmer une nouvelle joie de vivre, une nouvelle façon de s’habiller et de se parer de bijoux.

Illustration : Boucheron, bague dôme et or et diamants, époque vers 1950. Vente Paris, Drouot, 14 novembre 2017, Simon & Partners, Leclere SVV.

Médusa, bijoux et tabous

Le Musée d’Art Moderne propose une exposition autour du bijou en portant un regard moderne et inédit sur cet objet. Le bijou, comme le visage de Méduse dans le mythologie grecque, attire et trouble à la fois, celui qui le conçoit, le regarde ou le porte. Parure ? sculpture ? oeuvre d’art ? L’exposition présente plus de 400 bijoux, anciens, modernes et contemporains, anonymes, d’artistes et de maisons de joailleries, ethniques et fantaisies, uniques, multiples et industriels et propose de se saisir de ses tabous autour de quatre grands thèmes : l’identité, la valeur, le corps et le rite. Ce parcours nous propose de nous interroger sur ce que le bijou incarne et provoque au delà de son enveloppe visible. A voir absolument……

Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, Médusa, bijoux et tabous19 mai – 5 novembre 2017

La folie créatrice des années 40-50

Au sortir de la guerre, l’ardeur de la liberté et de la joie retrouvée se manifestait dans tous les domaines artistiques. La plus éclatante manifestation de cet élan vital devait être donné par la Haute Couture. Christian Dior a imprimé le ton pour des lignes à la fois déliées et constructives. Pour les joailliers, les bijoux devaient exprimer la vie, le rêve, la légèreté, l’enchantement. Ils devaient être l’indispensable complément de la toilette, au service d’une esthétique nerveuse et distinguée, accordés à la silhouette longiligne définie par les couturiers. L’or, ne régnait plus seul. Avec la prospérité, platine et brillants revenaient en force comme sur cette bague aux lignes structurées et inventives, faites de droites et d’angles acérés, contrebalancés par de douces courbes.

Illustration : Bague en or jaune, platine et diamants, époque vers 1940. Vente Paris, Drouot, 27 juin 2017, Leclere SVV.

De belles enchères lors de la vente du 21 mars 2017

Les résultats de la vente du 21 mars à Paris montrent que le domaine de la joaillerie se porte très bien. Les amateurs apprécient bien sûr les pièces signées, telle que cette bague de Pierre Sterlé adjugée 10000 € ainsi que l’ emblématique broche plume de la maison Boucheron, vendue 4200 €, ou encore le bracelet semainier de Cartier vendu 4300 €. Les acheteurs restent également sensibles aux bijoux de charme du XIXème. En témoigne ce résultat de 3800 € pour une merveilleuse broche camée figurant un buste de jeune femme parée de bijoux et l’enchère finale de 9500 € pour le collier à transformation serti de diamants. 100% des diamants présentés dans cette vente ont trouvé preneurs et les belles pièces des années 1930 également. Cette période reste l’une des périodes favorites des amateurs de bijoux bien que les pièces des années 1950 gagnent du galon ; pour preuve, ce joli résultat de 7100 € pour un bracelet en or trois rangs ornés de pompons.

Illustration : Paire de clips de revers en platine et diamants, époque 1930. Adjugée 11 500 € le 21 mars 2017, Paris, Drouot, Leclere SVV.

Une bague signée Pierre Sterlé

Le style de Pierre Sterlé est tout à fait personnel, inattendu et reconnaissable par son audace et sa vision créatrice.
En effet, il manie les couleurs sans entrave, il mélange sur un même bijou pierres précieuses, fines et décoratives, il tricote l’or sans pareil.
Il réinvente l’art de travailler le métal en le filetant, le guillochant, le ciselant, le tressant.
Il s’entoure des meilleurs dessinateurs qui traduisent sur le papier ses idées les plus extravagantes.
La bague présentée dans cette vente illustre la vivacité des lignes des créations de Sterlé et son goût pour le travail du métal.
llustration : Bague en or centrée d’un saphir dans un entourage de diamants taillés en navette, signée Sterlé, vers 1950, en vente le 21 mars 2017, Paris, Drouot, Leclere SVV.

La maison Mellerio au Second Empire

Le musée d’Orsay nous propose cet automne dans son exposition sur le Second Empire une sélection exceptionnelle de bijoux de la maison Mellerio. Cette maison de joaillerie illustre parfaitement l’éclectisme du Second Empire et l’on peut y admirer des bijoux de style néo-gothique, néo-Renaissance, Louis XV, Louis XVI, archéologiques ou naturalistes. L’excellence de l’exécution des créations de la maison séduira une clientèle exigeante de la haute société.

Cette broche en forme de plume de paon est une commande de l’impératrice Eugénie en 1868. Un premier modèle sera présenté lors de l’Exposition Universelle de 1867 à Paris. La thématique, le choix des couleurs, l’utilisation de pierres calibrées, la technique (le centre de la plume est amovible et peut être porté en pendentif) rendent ce bijou en tout point exceptionnel et ce modèle deviendra une pièce emblématique de l’histoire des créations de Mellerio.

Un bracelet Zip signé Van Cleef and Arpels

La fermeture à glissière fut inventée au XIXème siècle aux Etats Unis pour fermer en un éclair bottes et vêtements des marins et aviateurs et celle-ci trouve une fonction toute particulière dans les créations de la maison Van Cleef and Arpels.

La duchesse de Windsor fut à l’origine de ce célèbre modèle. Elle demanda en 1938 à Renée Puissant, directrice artistique de la maison et fille d’Alfred Van Cleef, de réaliser une fermeture à glissière en platine sertie de diamants baguettes pour une robe du soir.

Naquit alors l’idée de réaliser un bijou baptisé Zip qui vit le jour en 1951. Cette pièce, transformable, peut alors se porter soit autour du cou soit fermé en bracelet, la partie arrière étant détachable. Un gland de fils d’or serti de diamants formant une tirette permet d’ouvrir et fermer la fermeture éclair.

L’Arche de Noé racontée par Van Cleef and Arpels

La maison Van Cleef and Arpels présente actuellement, dans l’écrin de l’Hôtel d’Evreux place Vendôme, sa nouvelle collection inspirée du thème de l’Arche de Noé, légende qui inspira de nombreux artistes.

La scénographie, signée Robert Wilson, met en valeur des animaux sertis des plus belles pierres précieuses, fines ou dures dans des attitudes évoquant parfaitement le règne animal. Soixante espèces sont représentées : des pingouins s’enlacent tendrement, des kangourous sautillent joyeusement, des cygnes voguent allègrement, des koalas se balancent nonchalamment, des flamands roses se caressent amoureusement…Tous ces animaux, réalisés sous forme de clips, célèbrent les beautés de la nature.

Le clip fut choisi comme support afin de permettre une représentation de l’animal la plus figurative et complète possible sans contrainte de forme.

Pendentif de René Lalique

Nous présenterons lors de la prochaine vente aux enchères à Paris au mois de novembre un pendentif de René Lalique illustrant parfaitement les thèmes chers aux joailliers Art Nouveau. La femme est au coeur de leurs créations et elle est magnifiée dans leurs bijoux : jeune, nue, sensuelle, au longue chevelure et au regard lointain, parée de fleurs…La nature est également une source inépuisable de leur inspiration. Les arbres, les plantes, les fleurs, les fruits sont reproduits avec la plus grande minutie. La broche présentée ici symbolise l’automne : la chevelure d’une jeune femme au visage de profil est parée d’un voile de feuilles de platane et de fruits.  Les feuilles en or sont délicatement estampées ; les fruits sont en émail dans un subtil dégradé de couleurs jaune-orangé. Ce pendentif, signé, a été réalisé en plusieurs exemplaires et se trouve reproduit dans l’ouvrage de Sigrid Barten, « René Lalique », ed Prestel, n°599, p 304. Un autre exemplaire figure dans l’ouvrage de Vivienne Becker « Bijoux Art Nouveau », ed Thames &Hudson, n°37.

En illustration : René Lalique, pendentif en or et émail, vente novembre 2016, Paris, Drouot, Leclere SVV.

Les rubis non chauffés

Parmi les résultats de la vente de bijoux du 27 juin 2016, il faut mentionner celui de 18 800 € pour une bague sertie d’un rubis ovale de près de 3 carats. Ce prix d’adjudication s’explique par la qualité de la pierre et sa couleur qui n’a pas subi de modification thermique.
En effet, la plupart des corindons, dont les rubis, vendus aujourd’hui sur la marché, ont été traités thermiquement ( c’est dire chauffés à très haute température ) pour en améliorer leur couleur. Ainsi, les rubis « non chauffés » sont rares et leur prix élevé.
Certaines inclusions ou anomalies dans la pierre peuvent laisser penser que la pierre a été chauffée mais seul un examen par un laboratoire permet de le déterminer avec certitude.
Notre rubis, vendu le 27 juin, a donc été examiné par le Laboratoire Français de Gemmologie qui a indiqué que la pierre n’avait pas subi de traitement thermique.

En illustration : Bague sertie d’un rubis, adjugée 18 800 € le 27 juin 2016, Paris, Drouot, Leclere SVV

Vente aux enchères 27 juin 2016 à Drouot

Notre prochaine vente aux enchères de bijoux aura lieu à Drouot le 27 juin.
Des diamants figureront dans les vitrines : 3,10 cts ; 3,76 cts ; 4,37 cts….
Un beau saphir de 11 cts environ provenant du Sri Lanka et non chauffé sera présenté dans cette vente ainsi qu’un joli rubis Birman non chauffé de 3 cts environ.
Des bijoux signés des maisons de joaillerie de la place Vendôme seront également proposés dans cette vente.

En illustration : Bague diamant rond 3,76 cts. Vente Paris 27 juin 2016, Drouot, Leclere SVV.